Marrakech s’offre un nouveau stade

C’est aujourd’hui que va être inauguré le nouveau stade de Marrakech. Une enceinte ultra moderne qui marque une véritable révolution dans la gestion des stades de football au Maroc.

Le stade de Marrakech sera donc inauguré en grande pompe ce soir à l’occasion de deux matches de gala : WAC-PSG et KACM-OL.

Cette enceinte présente la spécificité d’être gérée par la SONARGES, la société nationale de réalisation et de gestion des stades. Un organisme public qui aspire à faire de ce stade, mais également des autres enceintes actuellement construction, de véritables centres de vie.

« La SONARGES a été créée dans le but bien précis d’accompagner la mise à niveau globale que connaît le secteur du sport au Maroc. C’est une société étatique à directoire et conseil de surveillance, présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Moncef Belkhayat. Notre rôle consiste dans la construction, la réalisation, la gestion et l’exploitation des infrastructures sportives du ministère, notamment les grands stades de Tanger, Marrakech et Agadir et aussi celui de Casablanca. Tanger, Agadir et à terme Casablanca). » C’est en ces termes que Khalil Benabdallah, le président du directoire de la SONARGES s’est confié au magazine marocain Maroc Hebdo.

Et de rajouter : « Notre action consiste aussi à mettre les espaces des complexes sportifs à la disposition des entreprises qui peuvent y organiser des manifestations autres que sportives, le but étant d’aller au-delà du sportif pour faire des stades des lieux de vie. C’est d’ailleurs dans ce sens que nos futurs stades sont équipés de loges VIP, de centres de conférences, de salles d’expositions, de galeries marchandes, de lieux de restauration, de cafés. L’idée est de faire vivre un stade toute l’année, 7 jours sur 7, en dehors des rencontres sportives. On peut aller au stade pour manger, pour faire du shopping, pour se détendre. Notre objectif est de créer des espaces pour les familles où le stade devient synonyme de bonheur et non de risque.”

La démarche est novatrice au Maroc. Mais elle appelle une réflexion sur le modèle économique, vis-à-vis notamment des clubs de football locaux qui n’auront pas d’emprise directe sur le stade. D’où un manque à gagner potentiel qui pourrait pousser certains clubs à refuser de changer de stade, pour la simple raison qu’il est trop grand et inintéressant en termes de retombées financières.
Eurosport -

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