Espagne : Une ONG dénonce la précipitation et l'amalgame dans l'appréciation des événements de Laâyoune

L'ONG Espagnole "Pro-Sahara Marocain" a dénoncé la précipitation et l'amalgame dans l'appréciation, en Espagne, des derniers événements de Laâyoune.

L'ONG, qui regroupe des ressortissants Espagnols et Marocains qui appuient l'initiative d'Autonomie du Sahara proposée par le Maroc, s'est également élevée, dans un communiqué parvenu à MAP-Madrid, contre les commentaires, "exagérés et partiels ", depuis l'Espagne, sur les incidents dans le campement de Gdeim Izik ainsi que dans la ville de Laâyoune.

"Cette précipitation et cet amalgame (...) ont donné lieu malheureusement à des spéculations, tergiversations et interprétations subjectives et incomplètes, parfois tendancieuses et préméditées", a indiqué l'association qui a regretté que les évènements de Laâyoune fassent l'objet d'" appréciations et d'opinions aussi bien fragmentaires que restrictives et unidimensionnelles, disposées à favoriser uniquement la thèse d'une partie, en dédaignant les critères raisonnables et compréhensives de l'autre partie ".

Selon le président de l'association, Luis Bueno, il est regrettable qu'en Espagne l'on n'ait voulu voir que " l'autre face de la monnaie " en oubliant qu'il existe "une autre face, plus juste et plus objective qui a préféré rester dans l'ombre jusqu'à ce qu'une évaluation juste et objective soit faite" des évènements de Laâyoune.


L'association, basée à Campo de Gibraltar, a par ailleurs pris la défense de l'intervention pacifique des autorités Marocaines à Laâyoune. " Si le Maroc avait l'intention de recourir à l'usage de la force (comme on l'accuse en Espagne), il l'aurait depuis le début c'est à dire en employant cette méthode pour empêcher l'installation de khaimas dans le campement, étant donné que le rassemblement massif de personnes sans autorisation préalable est interdit par la loi dans tous les pays ", affirme l'association.

Mais les autorités marocaines compétentes ont été tolérantes envers ce campement de protestation qui avait à l'origine un caractère revendicatif purement social. De plus le gouvernement Marocain avait œuvré pour donner réponse aux revendications sociales du collectif Sahraoui, ne ménageant aucun effort pour satisfaire immédiatement les demandes sociales des manifestants qui revendiquaient un logement digne et un emploi pour les jeunes. Pour ce faire, explique l'association, " le Maroc a mobilisé tout le personnel nécessaire pour procéder à la remise de parcelles de terrain aux catégories les plus vulnérables ".

Les autorités Marocaines, qui ont tenté de résoudre le conflit par la voie du dialogue, se sont vues obligées d'intervenir et démanteler le campement de protestation après avoir constaté que des groupes qui s'étaient infiltrés dans le campement empêchaient par la menace, en recourant à des armes, toute personne désirant quitter le campement après la satisfaction de ses revendications, explique encore l'ONG.

Selon l'association, les autorités Marocaines ont décidé de procéder au démantèlement du campement pour "mettre un terme à une situation, conçue minutieusement et manipulée par le +polisario+ dans le seul objectif d'interférer et de bloquer les pourparlers avec le Maroc sous les auspices des Nations Unies".

Contrairement aux informations qui sont en train d'être diffusées par les médias de communication Espagnols, l'association a tenu à clarifier que l'intervention des forces publiques Marocaines à l'intérieur du campement a été au début totalement pacifique, mais devant la négation de certains groupes d'évacuer le lieu, ces mêmes forces ont été obligées de recourir au matériel anti-émeutes qui est utilisé dans les pays du monde entier, même les plus démocratiques. En témoigne le grand nombre de victimes et de blessés dans les rangs des forces de sécurité Marocaines.

Revenant sur le conflit du Sahara, un conflit qui dure depuis plus de trois décennies, l'ONG affirme " considérer que le Royaume du Maroc dispose de suffisamment de critères juridiques et historiques qui l'habilitent à revendiquer sa souveraineté sur le Sahara. A ces critères, s'ajoute le mérite d'avoir eu la clairvoyance, le courage et la sagesse de proposer un plan d'Autonomie pour le Sahara, qualifié de proposition sérieuse et crédible par le conseil de sécurité des Nations Unies ".

 

MAP 

Plus lu