"Déclenchée à l'occasion du 35ème anniversaire de la Marche Verte, cette flambée de violences (deux civils et une dizaine de policiers marocains tués) traduit la volonté d'Alger de torpiller la nouvelle réunion de l'ONU sur la proposition marocaine d'autonomie, tenue le 8 novembre", estime la publication dans un décryptage sous le titre "Manipulation saharienne".
Le journaliste Frédéric Pons, auteur de l'article et bien connu dans les milieux de la Défense, se dit convaincu de l'implication de l'Algérie dans cette affaire, approuvant ainsi la thèse défendue récemment à Paris par Hassan Alaoui, conseiller de la direction du quotidien le Matin du Sahara et du Maghreb, auteur de l'ouvrage "Guerre secrète au Sahara occidental", et le juriste français Charles Saint-Prot, directeur de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG), basé à Paris.
L'objectif des fauteurs de troubles, avaient-ils expliqué, est "de créer un élément de déstabilisation et de saboter les négociations, tout en faisant porter au Maroc la responsabilité de tout échec".
"Dans cette affaire, l'Algérie n'est pas sereine. Principal soutien du polisario, aidée par de puissants relais au sein de l'internationale gauchiste et communiste européenne, elle constate que la situation lui échappe", relève le journaliste français.
Pour cause, estime-t-il, "la communauté internationale se montre de plus en plus favorable au plan marocain d'autonomie", de même que "Rabat et ses alliés marquent aussi des points sur le front de la sécurité, face à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)", alors que "le polisario subit enfin une grave hémorragie de militants, dont des figures historiques du combat sécessionniste".
Il cite le cas de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la +police du Polisario+, enlevé et disparu depuis le 21 septembre dernier, après avoir annoncé son intention de défendre le plan marocain d'autonomie.
Le journaliste fait remarquer qu'"Alger observe un silence gêné sur son sort et continue à interdire au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés l'accès aux camps de Tindouf".
MAPÂ